L’augmentation du nombre de baptêmes chez les adultes : une tendance liée à l’âge

Dans plusieurs pays d’Europe, on observe depuis quelques années une hausse du nombre de baptêmes chez les adultes. Contrairement aux idées reçues, le baptême n’est pas réservé uniquement aux enfants. De plus en plus d’adultes choisissent de franchir cette étape importante dans leur vie spirituelle, souvent dans une démarche personnelle, réfléchie, et parfois après un parcours de foi ou de conversion.

Des chiffres en hausse

Selon les statistiques publiées par l’Église catholique de France, environ 5 500 adultes ont été baptisés lors de la nuit de Pâques en 2024, soit une hausse de près de 30 % en dix ans. Parmi eux, une majorité se situe dans la tranche d’âge des 25-35 ans, mais on note aussi une augmentation significative chez les personnes de plus de 40 ans, notamment celles qui découvrent la foi plus tard ou qui retrouvent un chemin spirituel après un long éloignement.

Par exemple :

  • En 2013, 3 600 adultes avaient été baptisés.
  • En 2023, ce chiffre est monté à environ 5 300.
  • En 2024, on dépasse les 5 500.

Ce phénomène s’explique par plusieurs raisons :

  • Une quête de sens dans une société marquée par l’individualisme.
  • Des parcours de conversion, notamment chez les personnes issues d’autres traditions religieuses ou sans religion.
  • Le témoignage de proches, conjoints ou amis croyants.
  • Le retour à la foi à un moment-clé de la vie : mariage, naissance d’un enfant, deuil, etc.

Un chemin souvent long

Le baptême adulte est précédé d’un catéchuménat, un parcours d’environ un à deux ans, qui permet à la personne de découvrir les fondements de la foi chrétienne, de vivre en communauté, et de mûrir sa décision. Ce cheminement fait partie intégrante de la vie de l’Église aujourd’hui, qui accompagne de plus en plus d’adultes dans cette démarche.

source: https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-sacrements/le-bapteme/baptemes-adultes/

En 2025, ils seront 10 384 adultes dans les 98 diocèses de France à entrer pleinement dans la communauté des fidèles par l’onction du baptême, soit deux fois plus qu’en 2023. Idem pour les adolescents, les chiffres sont hors du commun : ils seront 7400 nouveaux baptisés (contre environ 5000 en 2024).

source: https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2025-04/adultes-baptises-france-paques-explosion

Debot Loïc

Triduum Pascal

Le Triduum Pascal est le cœur de l’année liturgique chrétienne. Ce mot vient du latin triduum, qui signifie « trois jours ». Il désigne les trois jours saints pendant lesquels les chrétiens commémorent les derniers événements de la vie de Jésus-Christ : sa Passion, sa mort et sa Résurrection.

De la dernière Cène à la Résurrection, s’écoulent ces trois jours saints auxquels Jésus a souvent fait référence dans l’Évangile. Ensemble, ils forment ce que l’on appelle le Mystère pascal.

Le Jeudi Saint, nous faisons mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples, où il leur a donné son Corps et son Sang en nourriture. Ce jour-là, l’Église célèbre aussi le Lavement des pieds, geste d’humilité et de service qui révèle le cœur même de l’Eucharistie : le Christ venu pour servir et donner sa vie.

Le Vendredi Saint, la liturgie nous invite à méditer sur la Passion et la mort du Christ. Nous vénérons la Croix, instrument de souffrance devenu signe de salut, sur laquelle s’est accomplie l’œuvre rédemptrice.

Après cette victoire mystérieuse, le Samedi Saint est un jour de silence et d’attente. L’Église veille dans le recueillement, contemplant le Christ reposant au tombeau. À l’image de Marie, la croyante par excellence, elle garde la foi vive et espère en la promesse de la résurrection.

Enfin, dans la nuit de la Vigile pascale, l’Alléluia éclate de nouveau. La lumière du Ressuscité transperce les ténèbres : le Christ est vivant, il a triomphé de la mort — et, avec lui, nous sommes appelés à une vie nouvelle.

source: https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/semaine-sainte-paques/369564-triduum-pascal/

Programme des célébrations dans UPNDWSR

Loïc DEBOT

Mgr Alain Joseph LEROY – célébration

Le dimanche 30 mars, en église de st Nicolas à Herbeumont nous allons célébrer à 11h00 la messe en l’honneur d’une personne remarquable, « un petit Ardennais pétillant de qualités », « humble devant toute personne, frère mineur au service de tous », « frère et pasteur avançant dans l’offrande de sa vie comme en un devoir d’état » originaire de cette belle région et Commune. Mgr Alain Joseph LEROY: frère franciscain, évêque et pasteur.

Frère Alain-Joseph LEROY 1920 – 1985

-Né à HERBEUMONT le 3 février 1920

-Humanité au Collège de Pères Franciscains à Marche en Famenne

-Entré dans l’Ordre de Pères Franciscains le 13 septembre 1937

-Professions solennelle le 17 septembre 1941

-Ordonné prêtre à Bruxelles (Chant d’Oiseau à Woluwe) le 1 août 1943

-Ordonné évêque à Namur le 21 décembre 1962

-Décédé à Manage le 27 mars 1985

Résidences et charges successives

1944-1945 Professeur au Collège de Marche

23.10.1945 Départ pour le Congo (RDC)

1957 Supérieur Régulier du Moero

1959 Pro préfet Apostolique

1962-1975 Premier Evêque de KILWA. Participation au Concile Vat II

1975 Démission de sa charge épiscopale. Missionnaire à Mitwaba et Lukonzolwa

4.02.1984 Rentrée définitive en Belgique

6.11.1984 Manage (Sœur Franciscaines)

Les funérailles furent célébrées à Manage, suivies de l’inhumation dans la concession des franciscains à MONTIGNIES-SUR-SAMBRE. Le frère Romain MAILLEUX, ministre provincial, prononça les paroles d’introduction à l’Eucharistie et l’homélie.

Merci à la famille et aux Père Franciscains pour les photos et les documents

Mgr Alain Joseph LEROY – hommage

Les chercheurs d’or…

« Bien éprouvée, votre foi – plus précieuse pour l’or périssable et cependant éprouvé par le feu – vous assure louange, gloire et honneur lors de la Révélation de Jésus Christ 1P 1, 7

Les « mémoires d’un vieux chêne  évoquent, sous la plume de Victor Wauthoz, « la Semois ardennaise qui a creusé son lit dans les roches dures… et ces hommes qui, en 1912, abandonnèrent leurs villages inhospitaliers pour aller rejoindre les chercheurs d’or en Californie ». (p.129 Remy-Editeurs Beauraing)

Comment devint-il évêque « ce petit Ardennais pétillant de qualités » en 1962, pour les lendemains de l’indépendance du Zaïre et après la première session du concile Vatican II ? Mgr CHARUE lui conféra l’ordination épiscopale à la cathédrale de Namur, un jour proche de Noël. Pour ma part j’ai toujours cru que le ministère de Mgr LEROY était comme un fruit de la vie généreuse du chanoine PIERLOT, pionnier héroïque des œuvres sociales diocésaines. Et je reste frappé de les avoir vus, l’un et l’autre, consommer leur vie dans une sainteté discrète.

Mgr Alain Joseph LEROY avait alors remis son bâton pastoral de premier Evêque de Kilwa à son successeur zaïrois, quand il m’écrivait le 15 avril 1977 : « Puisque j’ai seulement 57 ans dont 32 de missions en Afrique, je continue à servir dans une région où il n’y aurait plus qu’un prêtre de plus de 70 ans depuis 8 ans. Je suis responsable de quatre paroisses dont la plus éloignée a son centre à 95 km de ma résidence. Trois animateurs laïcs diocésains travaillent à temps plein dans la pastorale, m’aident beaucoup. Il y a énormément à faire, mais bien des responsabilités sont assumées, de concert avec le prêtre et l’animateur diocésains, par les comités paroissiaux et les responsables des communautés chrétiennes des villages. C’est pour leur donner une formation religieuse pratique : doctrinale, administrative et pastorale que nous avons deux sessions de deux mois par an dans un centre de formation diocésain. Source: L’Avenir, Albert CHENOT – prêtre

Commémoration de l’Evêque Alain-Joseph LEROY – diocèse de Kilwa

Le diocèse de Kilwa-Kasenga est une circonscription ecclésiastique de l’Église catholique en République démocratique du Congo.

Historique

La préfecture apostolique du lac Moero est érigée le 8 juillet 1948 à partir de territoires du vicariat apostolique de Lulua Katanga. Elle devient diocèse de Kilwa le 24 août 1962, cède une partie de son territoire à l’occasion de la fondation du diocèse de Manono en 1971, puis change de nom pour devenir diocèse de Kilwa-Kasenga en 1977. Ce diocèse dépend de l’archidiocèse de Lubumbashi.

Ordinaires

Préfet apostolique du lac Moero

  • Jean François Waterschoot, O.F.M. (19 novembre 1948 – 1962)

Évêque de Kilwa

  • Joseph Alain Leroy, O.F.M. (24 août 1962 – 19 décembre 1975)

Évêques de Kilwa-Kasenga

  • André Ilunga Kaseba (19 décembre 1975 – 9 avril 1979), nommé évêque de Kalemie-Kirungu
  • Dominique Kimpinde Amando (28 mars 1980 – 31 mars 1989), nommé évêque de Kalemie-Kirungu
  • Jean-Pierre Tafunga Mbayo, S.D.B. (6 octobre 1992 – 10 juin 2002), nommé évêque d’Uvira
  • Fulgence Muteba Mugalu (18 mars 2005 – 22 mai 2021), nommé archevêque de Lubumbashi
  • Désiré Lenge Mukwenye (depuis le 17 janvier 2024)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dioc%C3%A8se_de_Kilwa-Kasenga

Infiltration franciscaine et missionnaire

Après la guerre 14-18, toute la partie centrale du Katanga, c’est-à-dire depuis la frontière de l’Angola à l’Ouest, jusqu’à la frontière zambienne à l’Est, fut confiée aux Franciscains belges. Le 25 décembre 1920, les 3 premiers franciscains arrivent à pied d’œuvre. Le 18 juillet 1922, leur mission est érigée en Préfecture Apostolique, sous le vocable de « Lulua-Katanga Central ». Dès 1924, les Franciscains arrivent dans la région du Lac Moëro ; ils s’installent à KILWA, à la pointe Sud du Lac. L’année suivante, deux nouveaux postes sont fondés dans la même région: LUKONZOLWA sur le Lac, à peu près à mi-chemin entre son extrémité Nord et son extrémité Sud; DUBIE, plus à l’intérieur, à 35 kms du précédent.

Les photos des archives de Pères Franciscains